Turbulence : le clip de Jordane Tumarinson pour Naïve Records

Naïve Records est un label indépendant français fondé en 1998 et basé à Paris, aujourd'hui rattaché à Believe, qui produit aussi bien du classique et du jazz que de la musique populaire. C'est chez lui que sort Ocean, l'album du pianiste néoclassique Jordane Tumarinson, dont le titre Turbulence est extrait. La commande était claire : le clip devait faire référence à l'océan. Une journée de tournage en studio, en périphérie de Nantes. Direction artistique et réalisation par Brahim Yaqoub.

Le projet : traduire le mouvement de l'eau à l'image

Filmer l'océan directement aurait été la réponse la plus évidente, et la moins intéressante. La question posée était plutôt celle du mouvement de l'eau : comment le reproduire visuellement, en studio, sans jamais montrer la mer. C'est ce déplacement qui a orienté toute la direction artistique du clip, en cherchant du côté de la sensation plutôt que de l'illustration.

Deux axes ont structuré la réponse. La couleur d'abord, avec un parti pris de lumières bleues qui installent l'univers aquatique dès le premier plan. Le corps ensuite, comme véhicule direct de la fluidité recherchée.

Portrait de profil de Jordane Tumarinson au piano, image titre du clip Turbulence, extrait de l'album Ocean (Naïve).
Gros plan sur les mains de Jordane Tumarinson jouant du piano Yamaha, clip Turbulence.

La pré-production : deux axes, la couleur et le corps

Le second axe a conduit à intégrer un danseur au clip. Kevin Ferré, dont le nom de scène est Wave, est spécialisé dans le waving, une danse qui reproduit la fluidité de l'eau par des vagues qui parcourent le corps. Le principe du clip s'est construit sur cette rencontre : Jordane Tumarinson au piano, et le danseur qui traduit la musique en mouvement, en synergie avec le jeu du pianiste. La musique devient une matière liquide, et le corps du danseur la rend visible.

Le tournage : une journée en studio près de Nantes

Le tournage s'est déroulé sur une journée, dans un studio en périphérie de Nantes. Le travail en studio permettait de contrôler entièrement la lumière, condition indispensable pour tenir le parti pris colorimétrique d'un bout à l'autre du clip. Le dispositif a été pensé pour faire cohabiter le piano et l'espace de mouvement du danseur dans un même cadre, avec une synchronisation entre les deux interprètes.

Le résultat

Le clip donne à voir un dialogue entre deux disciplines qui ne se croisent pas souvent, le piano néoclassique et le waving. Le pari de la référence à l'océan est tenu sans jamais recourir à une image de mer, ce qui donne au film une identité visuelle propre plutôt qu'un décor emprunté. C'est ce type de traduction, transformer une contrainte thématique en parti pris de mise en scène, qui définit notre approche du clip musical.

Ce projet s'inscrit dans notre collaboration avec Naïve Records, pour qui nous avons également réalisé le clip du titre Metal Rouge.

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